Danse en mouvement

Cette année, les élèves de 2de 7 ont été invités à travailler sur le thème de la guerre de 14-18, dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre. Avec leur professeur de lettres, ils ont fait des recherches et ont lu des textes sur le thème. Ils ont ensuite, lors de séances avec leurs professeurs d’EPS et les chorégraphes, fait des propositions pour évoquer la guerre par le jeu des corps, par le mouvement. Ils se sont ainsi initiés à la danse contemporaine, comme moyen de véhiculer des émotions, des mots, des actes.

Le résultat de ce travail a été présenté au lycée, le mardi 10 juin, dans un espace ouvert, sur la cour, entre les bâtiments. Un spectacle chargé d’émotions.

Tout commence sur une musique lancinante et répétitive, qui résonne de sons bruts, comme des coups de canons étouffés ; les corps marchent (une trentaine) en avant, les yeux vides. Tous vont dans des directions différentes, puis tournent brusquement. Ils occupent tout l’espace, sans jamais se toucher, se heurter, ils avancent comme des êtres, sans vie, sans étincelle. Ils s’arrêtent, repartent, dans un mouvement perpétuel. Puis certains commencent à faire des mouvements désordonnés, qui peu à peu ressemblent à une forme de danse du corps qui exprime sa personnalité, sa résistance au jeu terrible qui est imposé à tous. L’un d’eux danse de plus en plus vite, ralentit, recommence, dans un mouvement déréglé des bras et des jambes, comme un papillon pris dans la tourmente. Il y a une beauté de la danse qui s’impose à nous.

Peu à peu les autres danseurs sortent de l’espace, et c’est au tour de petits groupes d’investir la scène dans une sorte de lutte, de combat, de corps à corps. Des poursuites, des enlacements, des dérives. Une sorte de fureur s’écrit sur les murs et sur le sol. Ils sont partout qui se poursuivent, s’attrapent. La fin est rythmée par une musique dansante, tous sont revenus sur la scène, et dansent, ou ont des sursauts rythmés, sur place. L’un d’eux, jouant le rôle de meneur ou de génie, les pousse, les uns après les autres, vers un micro, où chacun va dire la “RESISTANCE”, la peur, la lutte, la révolte.